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Publié par Jeanbatman

::Article de presse:: Reproduction de l'interview que Jarre a accordé au quotidien 20 minutes.


Article d'origine par Benjamain Chapon.


Dans quel état d'esprit préparez-vous votre tournée mondiale de 2010 ?

C'est la première fois que je pars vraiment en tournée. C'est très excitant.


Vous allez jouer dans de grandes salles mais vous êtes surtout réputé pour vos mégasshows en extérieur...

Il y a une certaine magie à jouer en extérieur avec son lot d'impondérables, comme les aléas de la météo. Mais cette fois, je voulais que la scénographie et surtout le son soient parfaitement maîtrisés. Nous aurons le meilleur son de 2010. Il y aura aussi un système visuel high-tech. Je veux donner une impression de 3D sans lunettes.


Vous semblez accro à l'innovation technologique...

Ce serait dommage de ne pas en profiter. Depuis toujours, la technique dicte le processus créatif. A mes débuts, dans les années 1970, la vraie révolution était de considérer la musique en termes de sons et non plus en termes de notes. A l'époque, ma façon de faire de la musique, c'était le futur. Aujourd'hui, elle domine le monde.


Votre musique domine le monde ?

Il existe dans tous les domaines artistiques une vogue du rétro-futurisme. Cela va au-delà de ma personne. Au début de cette musique, il y avait une innocence, une virginité qu'on ne peut pas retrouver.


Nostalgique ?

Non. Si j"emmène dans cette tournée plus de soixante-dix instruments analogiques de cette époque, c'est parce qu'on n'a pas fait mieux depuis. Les logiciels développés aujourd'hui pour reproduire leurs sons reprennent le look des anciennes machines. Ces instruments sont des fantasmes.


Comme eux, vous incarnez un peu le passé du futur...

C'est déjà formidable d'incarner quelque chose dans l'inconscient collectif. Dans les années 1970-1980, la vision de l'avenir était poétique et innocente. Aujourd'hui, la vision du futur s'est rétrécie. Le futur ne semble tenir qu'à savoir si on va bien trier nos poubelles. Je voudrais que la question de l'avenir de notre planète retrouve un enthousiasme épique.

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